Entretiens fais avec l’aide de notre guide d’entretien, pour alimenter notre étude et y tirer des conclusions.
Entretien 1 : Transcription
- Genre : Homme
- Age : 50 ans
- Profession : Chef de projet chez Société Générale
Sahra : Bonjour je m’appelle Sahra, je suis en première année à l’EMLV et je suis ici aujourd’hui dans le cadre d’une matière nommée étude de marché afin de vous poser des questions sur le marché de la 2nde main. Mais avant tout acceptez-vous d’être enregistré ?
Rachid : Oui sans problème.
Sahra : Parfait, pouvez-vous vous présenter rapidement ?
Rachid : Je m’appelle Rachid, je suis chef de projet en informatique et j’ai 50 ans.
Sahra : D’accord merci beaucoup. Donc à présent on va passer à l’interview et je vais commencer par vous poser des questions sur la consommation de seconde main. Consommez-vous régulièrement des produits d’occasion ?
Rachid : Je consomme régulièrement des produits d’occasion.
Sahra : Et vous vendez aussi des vêtements ?
Rachid : Ouais pareil, j’achète et je vends des vêtements d’occasion.
Sahra : Ok pourquoi ?
Rachid : Alors principalement parce que c’est ça me permet de renouveler ma garde-robe régulièrement, ça me permet d’avoir accès à des produits de marque facilement et donc voilà ça me permet d’échanger, de changer de renouveler. Je vends et j’achète essentiellement pour le prix mais aussi je me dis que c’est quand même que c’est très écologique, ça permet aussi en fait l’économie circulaire. Également, je pense que c’est un peu plus éthique et moral parce que en fait ça permet de de moins favoriser l’industrie de textile dans le monde. On sait que ça fait travailler des enfants et tout ça, donc voilà plus on consomme local, proche de soi et plus ça favorise ce genre de consommation. Voilà ça permet de lutter contre ce genre de choses.
Sahra : ok très bien donc pourquoi pensez-vous que l’achat d’occasion c’est devenu une mode ?
Rachid : Parce que pendant longtemps c’était vu comme quelque chose de mal vu. Ce n’était pas très à la mode mais je pense qu’aujourd’hui c’est plus au niveau économique et écologique. L’économie a changé et on a le fait d’avoir des problèmes de pouvoir d’achat et d’écologie. Enfin aujourd’hui tout le monde a pris conscience de de l’écologie et tout d’un coup, assez rapidement quand même le marché d’occasion est devenu quelque chose de à la mode et puis aussi les réseaux sociaux ont favorisé ce genre de choses. A partir du moment où tout le monde, même des gens aisés, se sont mis à acheter d’occasion, je pense que les gens qui le faisaient un peu en cachette, ne se cachent plus. Aujourd’hui c’est devenu une manière de consommer tout à fait normale voire meilleur, plus fun qu’aller en magasin. Je pense que ça s’est inversé, aujourd’hui c’est plus intelligent, plus fun, plus sympa de consommer d’occasion que d’acheter du neuf parce que sinon ces gens qui nient, ne font pas attention à la planète et ne font pas attention à l’économie.
Sahra : Ok donc vous les avez déjà un peu dites, mais vous pouvez me répéter un peu vos motivations principales pour acheter des vêtements d’occasion ?
Rachid : Alors les motivations et les avantages principaux restent donc de profiter de vêtements de marque et des fois même des pièces uniques ou très rares avec des prix avantageux. Favoriser aussi l’économie circulaire et une consommation plus morale plus éthique.
Sahra : D’accord donc là ça fait 4 motivations.
Rachid : Absolument
Sahra : et selon vous, quels sont les avantages que vous trouvez à l’achat d’occasion par rapport à l’achat des vêtements neufs ?
Rachid : bah c’est avant tout l’aspect pécunier, ça me permet aussi de changer de style plus facilement. Donc en fait c’est le fait d’avoir accès en continu à un marché d’occasion toute l’année. Par exemple il y a des trucs qu’on n’a pas par rapport à des magasins. En magasin c’est eux qui choisissent les offres, ils choisissent aussi ce qu’ils mettent en promo, ce qui est mis en avant. Alors que là avec la seconde main, je peux en hiver, acheter des produits d’été, je peux acheter ce que je veux, quand je veux et je peux faire mon choix.
Sahra : Donc là vous voulez me dire que vous avez accès à ce marché mais pour cela vous utilisez quelles plateformes et pourquoi ?
Rachid : Alors moi j’utilise essentiellement Lebon coin et Vinted. J’y accède par internet mais aussi ils ont chacun une application dédiée. Donc j’utilise les applications et pourquoi j’utilise ces 2 sites ? Ce sont des sites et des applications qui sont gratuites et qui offrent un grand large de choix d’articles. Voilà troisièmement ils ont chacun un moyen de garantir le paiement, les échanges. C’est-à-dire que leur système quand vous achetez ou quand vous vendez, la transaction a lieu que quand l’acheteur a reçu et validé que le colis est reçu et qu’il correspond. C’est alors là qu’il confirme la réception et uniquement à ce moment-là que la transaction financière peut avoir lieu. On reçoit son argent et on est débité. On est garanti jusqu’au bout. Donc c’est des plateformes sûres, absolument c’est sûr et ils garantissent l’échange, ils garantissent la transaction.
Sahra : Et donc pour vous quels sont les critères de qualité dans vos sélections ?
Rachid : Oui alors justement quand j’utilise ces 2 plateformes, je prends une annonce par exemple dans le cadre de mon analyse d’une annonce qui m’intéresse, c’est le nom de l’annonce, le nombre de photos qui sont proposés par le vendeur, la présentation qu’il en fait. Par exemple si les habits sont présentés avec soin, s’ils n’ont pas été portés. Moi il me faut plusieurs photos, il faut qu’elles soient présentées avec soin et qu’elle ne soit pas portée, qu’elle soit sur un cintre ou posé sur un canapé ou un lit. Ensuite je regarde la qualité de l’annonce c’est-à-dire que ce soit un français correct, un bon français et qu’il est une description complète du produit, l’origine, la couleur, la taille. Il faut qu’il ne manque rien. Quand il y a une annonce qui est incomplète ou pas très bien je la zappe et je ne la prends pas.
Sahra : Vous prenez assez de temps pour discuter avec la personne avant d’acheter un produit ?
Rachid : Effectivement une fois que j’ai retenu l’annonce j’envoie un message, on échange sur l’application, il y a un chat sur chacune des annonces. On échange et dès qu’on est d’accord sur le tout : sur le prix, le délai. Voilà si je vois que tout est ok et qu’on tombe sur un accord, on fait la transaction.
Sahra : Ok très bien, est ce que quand vous vendez vos vêtements ça vous arrive de faire des promotions ou des réductions pour les vendre plus rapidement ?
Rachid : oui oui ce que je fais c’est que quand j’achète ou quand je vends, j’accepte toujours. Je comprends le côté commercial du commerçant. J’accepte toujours une réduction parce que je pars du principe qu’il faut accepter une réduction et que des fois comme je vends plusieurs choses, et s’il est intéressé par plusieurs vêtements alors on fait ce qu’on appelle un lot et je fais un prix sur le lot. Et quand j’achète je fais pareil je négocie un article et je dis : est-ce que si j’en prends plusieurs on peut encore négocier le prix.
Sahra : Je comprends. Sinon quel type de vêtements vous recherchez le plus souvent sur ces plateformes ?
Rachid : Alors j’achète essentiellement des sweats, des t-shirts, des jeans et des manteaux. Voilà j’achète principalement ses vêtements. Après j’achète aussi des accessoires comme des casquettes ou des sacoches. Par contre jamais de sous-vêtements, jamais de short et jamais de maillot de bain.
Sahra : ok très bien. Est-ce que ça vous arrive aussi d’acheter sur ces plateformes là des produits électroniques ?
Rachid : oui oui j’ai déjà acheté des casques, des écouteurs ou des ordinateurs. J’achète donc souvent des articles informatiques et je n’ai jamais été déçu. C’est toujours conforme, voilà je fais ma sélection je connais les produits. Par contre j’essaie de ne jamais acheter dans la précipitation, je prends mon temps, je sélectionne et quand on tombe d’accord j’achète sinon je patiente.
Sahra : Et donc ça je pense que vous l’avez dit un peu plus tôt mais vous préférez acheter des vêtements d’occasion que dans des magasins. Enfin surtout sur les plateformes en ligne plutôt qu’en magasin.
Rachid : Je privilégie l’achat en ligne parce que déjà je peux négocier. Pareil c’est plus facile de négocier par écrit quand qu’on n’est pas en face, je suis beaucoup plus à l’aise. Ça convient à tout le monde, à des gens timides, on ne négocie pas physiquement on négocie en ligne. Grâce à ça je peux faire le tri, je suis derrière mon application et je peux faire le tri plus facilement. Chacune des 2 plateformes permet de faire des listes donc je peux trier, je peux taguer, je peux mettre de côté facilement et je peux le faire à tout moment dans le bus ou dans le train. Donc à tout moment je n’ai pas besoin de me déplacer pour aller dans un magasin. Ensuite je peux me faire livrer à tout moment c’est mieux qu’en magasin parce qu’on se fait livrer à la maison ou alors dans un point relais. Et enfin en plus de la garantie, comme je vous l’ai dit tout à l’heure, on peut aussi refuser et retourner les articles. Donc au final il y a que des avantages à acheter en ligne de l’occasion.
Sahra : donc vous allez presque plus magasin finalement ?
Rachid : Exactement je vais presque plus en magasin. Peut-être des fois pour un article nouveau qui vient d’arriver ou pour offrir quelque chose, un article de marque par exemple. C’est vrai que des fois pour être sûr je peux m’y rendre parce que sur ces sites il peut y avoir de la contrefaçon. Par exemple si j’achète un article Lacoste, c’est un des rares fois où je vais en magasin.
Sahra : ok merci beaucoup pour votre réponse. Maintenant selon vous quels sont les critères spécifiques pour évaluer la qualité d’un vêtement d’occasion avant de l’acheter ? Comme vous l’avez dit, vous préférez acheter un vêtement qui n’a pas été trop porté.
Rachid : Exactement le but c’est d’essayer de trouver un bon rapport qualité prix. L’idéal c’est d’acheter un vêtement qui a été très peu porté ou neuf. S’il est en très bon état ou neuf, sans étiquettes ou pas c’est l’idéal. Par exemple quelqu’un qui s’est trompé de taille ou de couleur et qui leur vend. Ou alors quelqu’un à qui on a offert un vêtement tout neuf mais qui ne lui plaît pas, il ne peut pas dire à la personne qui l’a acheté et il ne peut le rendre à celui qui lui a offert, c’est un cadeau. Donc c’est le bon moment pour le négocier et c’est parfait pour le bénéfice qui est total.
(On a par exemple un article tout neuf ou à 50% mais vous avez plus de mal quand même ce que je recommence alors je vais continuer vas-y)
Sahra : Parler nous de vos expériences d’achat de vêtement d’occasion et après quelles ont été vos expériences de vente ?
Rachid : J’ai eu plus de bonnes expériences que de moins bonnes. Alors à l’achat comme je fais des sélections pointues j’ai vécu très peu de mauvaises expériences, les rares fois, ça a été un problème de taille, trop petit ou trop grand et quand c’était le cas c’est très simple, en fait soit je les revends ou je les donne ou alors en 3e option je les garde pour faire de la peinture ou faire de la mécanique. Je trouve toujours une utilisation pour ne jamais les jeter, pour rester dans mon esprit écologique.
Et quand je revends j’ai eu quasi que des bonnes expériences. J’ai eu une seule mauvaise expérience, quand j’ai vendu des chaussures et comme elles taillaient très petit, la personne me les a retournés parce qu’elle m’a dit qu’elles étaient trop petites. Mais ça s’est très bien passé et je me suis excusé et elle m’a dit que ce n’était pas de ma faute. Et voilà j’ai aucune mauvaise expérience à la revente en dehors de celle-ci.
Sahra : ok merci beaucoup pour toutes vos réponses. Donc là on a surtout parlé de la consommation et de la vente mais maintenant je vais vous poser 3 questions par rapport à l’impact écologique. Pensez-vous que l’achat et la vente d’occasion ça contribue à une mode de consommation plus responsable ?
Rachid : Ah oui tout à fait on voit vraiment l’impact sur la présence des magasins ou la vente classique. On voit que par exemple un grand nombre de magasins ont fermé, ça veut dire que l’influence et la vente classique d’avant dans les magasins ont diminué. Je pense qu’elle a vraiment été réduite et le fait que la vente de l’occasion, par les sites ou même par les brocantes ou tous les modes de revente d’occasion se soient démocratisé, ça devient vraiment majoritaire.
Sahra : En effet, par exemple nous avons camaïeu qui a fermé ses portes en 2022 si je ne me trompe pas.
Rachid : Oui il reste que les grandes marques parce que tous les magasins urbains qu’on connaissait ou que les familles fréquentées pour la rentrée des classes, ont tous fermé. Tous les magasins des zones urbaines ont fermé, désormais on ne va plus acheter dans des magasins à côté de chez soi, tout en ligne. Je ne connais pas le pourcentage mais je crois que le en ligne représente 9% des soldes et des friperies d’occasion.
Sahra : Mais pour vous l’achat d’occasion c’est vu comme un moyen d’économiser de l’argent ou un choix écologique ? Ou un peu des 2 peut-être ?
Rachid : Je pense que c’est majoritairement un problème économique. Je pense qu’on est plutôt aux 2/3 ou au 3/4 pour l’économie et en même temps c’est aussi écologique. Donc voilà c’est les 2. Mais c’est avant tout parce qu’économiquement l’inflation c’est devenu intéressant financièrement d’acheter de l’occasion.
Sahra : Oui c’est vrai. Ok dernière question et après on en aura fini. Selon vous comment pourrait-on encourager l’achat et la vente d’occasions aujourd’hui ?
Rachid : Alors je pense que c’est rentré dans les mœurs mais par exemple l’état ne fait pas de publicité ni la promotion. Donc je pense que ce serait bien qu’il y ait des messages du gouvernement ou des messages officiels de l’état pour favoriser ce manche-là. Après s’ils ne le font pas c’est surement pour des raisons économiques parce que ce serait aussi contre leur politique. Voilà peut-être qu’il faudrait des communications officielles, des campagnes de communication officielle du gouvernement. Aussi, je pense ce serait bien que des acteurs ou des sportifs, au lieu de faire des publicités pour des boissons gazeuses ou pour des grandes marques, fassent la promotion de la vente d’occasion. Ce serait bien qu’un jour un grand footballeur dise que ça lui arrive d’acheter des affaires sur le bon coin. Voilà c’est à ça que je pense.
Sahra : ok très bien merci beaucoup donc avez-vous quelque chose à rajouter ou on a tout dit ?
Rachid : Je crois qu’on a tout dit et voilà on est peut-être sur le bon chemin. Mais alors on peut conclure sur autre chose parce que là on a parlé que de consommation et de comment mieux consommer d’occasion. Peut-être que la solution c’est la décroissance ou la non-consommation. Ou alors peut-être que la réelle question est qu’il faudrait acheter moins et peut-être arrêter d’acheter.
Je vois 2 sorties : la décroissance ou la non-consommation. Il faudrait que chacun on fasse ses vêtements. On pourrait faire la promotion de la couture, de faire soit même ses vêtements ou alors on pourrait aussi échanger ses vêtements dans la rue avec ses voisins. Si on faisait ça il n’y aurait plus de livraison parce que quand on achète dans l’occasion il y a encore de la livraison à prendre en compte. Donc il y a encore des axes d’amélioration. On devrait peut-être arrêtez de favoriser la consommation et arrêter de consommer. Il y a encore du chemin.
Sahra : Très bien merci d’avoir répondu à mes questions.
Entretien 2 : Transcription
- Genre : Femme
- Age : 35ans
- Profession : chargée de clientèle
Clara : Bonjour, je m’appelle Clara, je suis étudiante en première année en école de commerce à l’EMLV. Je suis ici dans le cadre d’une matière qui est étude de marché, j’aimerai donc vous posez quelques questions sur le marché de la seconde main. Mais avant de commencer est-ce que cela vous dérange que je vous enregistre ?
Adeline : Bonjour, non pas de problème vous pouvez m’enregistrer.
Clara : Super, je vous laisse commencer par vous présenter en quelques mots.
Adeline : Oui très bien, je m’appelle Adeline, j’ai 35 ans, j’ai 2 enfants, j’habite à Paris et je travaille comme chargée de clientèle dans une grande banque française.
Clara : Tout d’abord, consommez-vous régulièrement des produits d’occasion ?
Adeline : Alors écoutez je ne suis pas une grande fan des produits d’occasion, mais effectivement ça m’arrive de déposer des offres sur des sites comme Vinted, Leboncoin, voire Momox pour les livres ou de m’arrêter dans des grands magasins ou des magasins qui font des produits d’occasion électroménagers ou articles de sport. Je ne suis pas une grande adepte de l’achat et de la vente de produit d’occasion mais voilà ça peut m’arriver occasionnellement.
Clara : Est-ce que vous vendez régulièrement des vêtements d’occasion ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
Adeline : Nan sincèrement, je n’en vends pas régulièrement mais quand j’ai des vêtements, notamment ceux de mes enfants, qui ne leur vont plus et avant de les donner, je tente ma chance pour les vendre sur les sites cités précédemment comme Vinted, Leboncoin voire même quand ça tombe sur une période estivale en brocante voilà tout simplement histoire de gagner un petit peu d’argent mais ce n’est vraiment pas évident de les vendre parce que les gens veulent tout à moindre prix. Desfois on a des propositions où c’est carrément des centimes d’euros. Donc ce n’est pas évident, on n’a pas beaucoup de retours contrairement à ce que peuvent annoncer les pubs de ces sites à la télé où ça a l’air facile mais nan les ventes sur ces sites ne sont pas évidentes. C’est un peu décourageant.
Clara : Pensez-vous que l’achat d’occasion est devenu une mode et pourquoi ?
Adeline : Alors je ne sais pas si l’achat d’occasion est vraiment une mode en tous les cas c’est vrai que ça s’est beaucoup développé et j’ai l’impression que ça s’est pas mal développé pendant la pandémie du du COVID qui a dû accélérer un petit peu les choses. Je pense que les gens au fur et à mesure se sont dit qu’ils avaient chez eux eux des vêtements des enfants, notamment parfois qui n’était plus utilisé ou trop petit, et donc qu’il y avait peut-être un moyen de les recycler ou de les revendre. Ça a permis quelque part de vider ses armoires et de faire un petit peu d’argent en même temps
Clara : Quelles sont vos motivations principales pour acheter des vêtements d’occasion ?
Adeline : Mes motivations pour acheter des vêtements d’occasion seraient plutôt une question de prix et puis il y a peut-être un côté écologique de penser à notre planète et à ses ressources mais je n’ai pas encore le déclic. Et donc moi je trouve ça plutôt intéressant alors c’est un loisir autre chose, j’ai tendance quelque chose de sympa je vais pas m’en empêcher et puis il y a un petit côté écologique, ça permet d’être un petit peu plus écolo dans sa vie, ce n’est pas mal.
Clara : Pensez-vous que l’achat de vêtements d’occasion influence votre style personnel ? Pourquoi ?
Adeline : Alors personnellement, l’achat d’occasion n’influencerait pas mon style personnel, ni le mien si celui de mes enfants. Je reste toujours assez classique donc je suis personnellement pas une très bonne cliente sur ce sujet là, j’ai mes goûts, mon style, mes couleurs et voilà ce n’est pas les vêtements d’occasion qui vont me faire changer de style.
Clara : OK super, quels sont ensuite les avantages que vous trouvez à l’achat de vêtements d’occasion par rapport à l’achat de vêtements neufs ?
Adeline : Alors les avantages qui me viennent comme ça en tête seraient d’obtenir, d’avoir des prix bas, voire très bas, une livraison à côté de la maison donc un côté pratique et puis donc par conséquent la possibilité de renouveler plus souvent sa garde robe.
Clara : Est-ce que vous faites des promotions ou des réductions pour vendre plus rapidement vos vêtements d’occasion ?
Adeline : Le peu de fois où j’ai déposé des vêtements en ligne donc je mets un prix mais si je vois que ça se vend pas non je n’ai pas le déclic de revoir le prix à la baisse, par contre si j’ai des contres propositions ou des potentiels acheteurs qui me font des propositions, en général j’accepte leur prix si il est raisonnable pour me débarrasser de l’article. Mais je vous avoue que j’ai déjà refusé des offres puisqu’on passait, je dis n’importe quoi, mais de 10 euros à 50 centimes, donc il y a quand même des limites.
Clara : Certaines personne pense que la qualité des vêtements d’occasion n’est pas forcément très bonne donc j’aimerais savoir comment vous percevez la qualité des vêtements d’occasion par rapport aux vêtements neufs ?
Adeline : Alors la qualité des vêtements d’occasion comme je vous l’ai dit précédemment, moi, je ne m’achète pas personnellement des vêtements d’occasion parce que je suis plus à la recherche de vêtements de qualité que je garderai plusieurs années. Donc si j’étais allée acheter des vêtements d’occasion ça serait plutôt pour mes enfants, et je serai moins regardant sur la qualité car je prendrai peut-être des vêtements qui leur permettraient de pouvoir jouer, grimper dans les arbres, etc sans craindre qu’ils déchirent leurs vêtements. Donc pour moi, vêtements d’occasion n’est pas synonyme de vêtements de qualité. En tout cas je m’orienterai plus vers l’occasion pour acheter des vêtements pour mes enfants qui craignent pas.
Clara : Pouvez-vous me dire quelle plate-forme est où application vous utilisez pour acheter des vêtements d’occasion et pourquoi celle-ci et pas d’autres ?
Adeline : Moi il y a deux sites que j’utilise qui sont Vinted et Leboncoin. J’utilise ces 2 là pour quelle raison : simplement car c’est les plus connus, ça me semble assez sécurisé, on peut vérifier le sérieux des acheteurs, des vendeurs. Si on a un souci, il y a un service client qui est assez réactif, et puis on reçoit régulièrement des mails sur des nouveautés etc. Donc voilà c’est les deux sites que j’utilise et qui voilà qui me conviennent plutôt globalement assez bien.
Clara : Est-ce que vous préférez acheter des vêtements d’occasion donc dans les magasins spécialisés ou alors dans des plates-formes de vente en ligne et pourquoi ?
Adeline : Alors quitte à choisir c’est vrai que je préfère acheter des vêtements d’occasion dans des magasins spécialisés tout simplement parce que moi je suis encore de la génération, où on aime bien voir le produit, on aime bien toucher la matière, on aime bien essayer de trouver si il y a des défauts ou pas des marques d’usure donc je suis plutôt encore cette génération là même si je pense que dans les magasins spécialisés c’est peut-être légèrement un petit peu plus cher, parce qu’il y a peut-être un petit peu plus de charges de magasins etc. Donc je suis plutôt voilà, je suis plutôt magasin le seul inconvénient ou l’inconvénient des magasins au-delà de ça c’est que on n’en a pas obligatoirement autour de chez soi, tout le temps donc faut parfois un petit peu se déplacer, mais quand on en a à côté de chez soi, ça peut être intéressant.
Clara : Quel critère spécifique vous utilisez pour pouvoir évaluer la qualité d’un vêtement d’occasion avant de l’acheter ?
Adeline : Sur les plates-formes, les critères c’est plutôt les photos, les commentaires du vendeur, on peut aussi, ça m’est déjà arrivé, d’échanger avec le vendeur si on veut avoir plus de détails sur le produit, on peut demander que le vendeur fasse un zoom sur une partie du vêtement. Après un problème aussi, il faut se méfier des couleurs quand on prend les photos en fonction de la luminosité, ça peut modifier un peu le rendu de la couleur et on peut être déçu du résultat quand on reçoit le colis. Après l’avantage de la vente en magasin c’est qu’on a l’article en main alors on peut évaluer la qualité du vêtement directement et si on veut l’acheter ou pas
Clara : Quelles expériences avez-vous pu avoir lors de vos achats de vêtements d’occasion ?
Adeline : Je peux différencier deux expériences l’une en dépôt vente et l’autre plutôt en ligne. En dépôts ventes, j’ai eu l’occasion d’avoir les deux rôles donc acheteurs et vendeur. J’ai très bien vécu ces expériences, ce fut des très bonnes expériences avec des produits de qualité. En tant que vendeur, le magasin est arrivé à vendre le produit a de très bons prix, parce qu’il s’était positionné sur du haut-de-gamme et en achat j’avais la garantie de la qualité des produits parce que la propriétaire de ce dépôts ventes s’assurait elle-même de la qualité des produits qu’elle vendait. Pour les ventes en ligne, ce qui est compliqué en fait c’est qu’il faut gérer les acheteurs qui veulent des réductions à des prix inconcevable ;,des acheteurs qui renvoient le colis parce que au final le colis ne leur convient pas, des commentaires peut-être mauvais sur le site et également les points relais qui ne sont pas forcément à proximité qui peuvent entraîner une perte de temps et une perte d’énergie. Les 2 canaux sont complémentaires.
Clara : Maintenant je vais vous poser des questions par rapport à l’impact écologique donc du marché de la seconde. Tout d’abord pensez-vous que l’achat et la vente d’occasion contribue à un mode de consommation plus responsable et pourquoi ?
Adeline : Alors est-ce que je pense que si c’est plus responsable comme mode de consommation ?Je sais pas si je suis un petit peu partagé sur le côté responsable, je pense que de mon point de vue c’est plutôt un moyen de se faire un peu d’argent, on se débarrassant de vêtements ou de choses qu’on consomme plus et de se dire. Bah voilà si je peux gagner un petit peu d’argent en faisant et que ça me débarrasse je pense que de mon point de vue on est principalement là-dessus, je suis un peu plus partagé sur le côté écologique des choses
Clara : Est-ce que vous voyez l’achat d’occasion comme un moyen d’économiser de l’argent ou comme un choix écologique avant tout ?
Adeline : Alors peut-être les deux mais je pense qu’avant tout c’est un moyen d’économiser de l’argent ou d’en gagner en fonction de si on est vendeurs ou acheteur et psychologique. Oui peut-être vu que ce moyen d’achat ou de vente a quand même pris de l’essor, on voit la multiplication de site, les pubs, etc. Mais finalement je suis pas sûre que les déplacements, les livraisons, les camions, les plates-formes qu’on y gagne autant que ça sur le côté écologique, voilà il y a peut-être des études qui vont vous en dire plus. Après je ne suis pas sûre non plus que la seconde main fasse diminuer la production de vêtements neufs. Ça m’étonnerait mais c’est un mixte des deux qui fait que les gens s’y retrouvent pour gagner de l’argent ou économiser.
Clara : Selon vous, comment pourrait-on l’encourager davantage ?
Adeline : L’achat d’occasion de mon point de vue pour l’encourager davantage, et si on veut vraiment répondre, je pense qu’il faudrait vraiment beaucoup plus développer des magasins de proximité d’occasion parce que ça limiterait déjà tous les déplacements, les envois de colis etc. Ça donnerait peut-être envie aux consommateurs de rentrer dans ce type de magasin ça permettrait de découvrir les produits. Ça permettrait d’être plus facilement remboursé si y’a un souci bah je pense que ça serait beaucoup plus pratique alors ça commence à se développer mais je pense que pas suffisamment à mes yeux et voilà je pense que ça pourrait être alors c’est sûrement beaucoup plus facile à mettre en place dans des grandes villes ou des villes moyennes, peut-être plus compliqué des petites villes, mais voilà je pense qu’il faut essayer de développer ça de plus en plus. Ça veut pas dire que ça remplacera Vinted ou Leboncoin mais au moins il y aura mais cela diversifierait l’offre et toucherait peut être une plus grande partie de la population. Et peut être également faire plus de communication, de reportage sur l’importance de la seconde main, du recyclage des vêtements.
Clara : Super merci d’avoir répondu à mes questions, avez-vous quelque chose à rajouter ?
Adeline :
Clara : Merci beaucoup pour votre temps, bonne journée !
Adeline : Bonne journée !
Entretien 3 : Transcription
- Genre : Femme
- Age : 35 ans
- Profession : Vendeuse
Leila : Bonjour Madame Timon, merci d’être avec nous aujourd’hui. Je suis une étudiante à l’EMLV et nous sommes ici pour discuter de l’achat d’occasion. Cet entretien a pour but de comprendre votre expérience et de recueillir des informations sur l’achat d’occasion.
Timon : Bonjour Madame, tout d’abord je vous remercie de m’avoir choisi pour m’interviewer sur le sujet de l’achat de vêtements. C’est un sujet qui me tient vraiment à cœur.
Leila : Pour votre information, cet entretien est enregistré afin d’avoir une retranscription et des analyses plus poussées. Pouvez-vous confirmer que vous acceptez que cet entretien soit enregistré ?
Timon : Je vous confirme que vous pouvez m’enregistrer.
Leila : Merci beaucoup. Commençons avec la première question. Consommez-vous régulièrement des produits d’occasion ?
Timon : Je vous confirme qu’actuellement je consomme régulièrement des produits d’occasion. Notamment des vêtements, mais pas que. J’achète aussi d’autres articles, notamment des meubles de seconde main ou parfois même des électroménagers.
Leila : Pourquoi pensez-vous que l’achat d’occasion est devenu une mode pour vous ?
Timon : Actuellement, l’achat d’occasion est devenu une véritable tendance parce qu’il répond à plusieurs besoins. D’abord, une prise de conscience écologique et aussi, c’est surtout, permet d’acheter des vêtements de qualité à moindre coût et ce qui permet d’économiser de l’argent. Et les gens actuellement, avec ce qui se passe avec toute l’inflation que le pays a subie, les gens font attention plus à leur budget. Donc, franchement, les gens se retrouvent en achetant des articles de seconde main, ce qui permet toujours de renouveler sa garde-robe à moindre prix.
Leila : Ok. Pour vous, c’est l’impact écologique et le prix qui est la motivation pour vous ?
Timon : Personnellement, je vous confirme que c’est les deux points qui m’ont motivé à consommer ce produit.
Leila : ok avez-vous des vêtements que vous recherchez souvent dans le seconde main ?
Timon : la seconde main au fait quand je recherche des vêtements de seconde main c’est vraiment pourl’achat de vêtements basiques ça veut dire les vêtements que je porte au quotidien donc à savoir des pantalons des t-shirts des petits chemisiers ou des petites robes j’apprécie aussi le fait de visualiser tout ce qui est mis en ligne parfois je vous cache pas je vois un peu des pièces plus rares donc ce qui me permet d’élargir mon panel et mon choix en vêtements achetez-vous d’autres
Leila : achetez-vous des accessoires ou des chaussures ou des vestes ou des sacs à main?
Timon : je vous confirmer que au fait quand on est sur la plateforme il ya tellement de produits qui sont exposés donc ça parfois je vous cache pas je vais pour acheter des vêtements mais je me retrouve en train de mettre des articles que je n’avais pas prévu dans mon panier au fait tellement les produits apparaissent tellement neuf et en plus le prix qui est affiché parfois on va dans les magasins c’est ces articles sont tellement cher donc on réfléchit à deux fois avant de les acheter et là quand je vois par exemple parfois le prix de certains sacs ça me donne envie d’acheter de nouveaux sacs pour varier donc je me fais plaisir vraiment à moindre coût
Leila : D’accord, mais ces sacs ne sont-ils pas de la contrefaçon ? Car on trouve aussi des sacs de luxe similaires.
Timon : Tout à fait ça je suis tout à fait d’accord avec vous par contre là je suis quand même un peu plus attentive d’acheter des sacs de luxe quand je vois que le prix est très bas donc là quand même je réfléchis à deux fois car je ne veux pas me retrouver après avoir des problèmes mais je parle vraiment des sacs qu’on trouve dans les marques là par exemple type zara ou par exemple mon goût je connais par contre je tiens à vous dire que par exemple en termes d’achat de vêtements d’occasion par exemple les chaussures je ne vais pas acheter là parce que c’est une question d’hygiène je ne vois pas porter une paire de chaussures qu’une autre personne a déjà porté parce que quand même je ne voudrais pas me retrouver à être contaminé ou avoir des maladies donc je pense que l’achat d’occasion à ses limites notamment en fonction de vêtements par exemple comme les sous-vêtements après chacun est libre de choisir mais personnellement je ne prendrai pas de risque d’aller acheter des sous-vêtements ou des chaussures parce que quand même il faut penser à sa santé vous préférez acheter donc en ligne ou sur des plateformes pour voir si ce n’est pas de la contrefaçon oui je vous cache pas je préfère acheter sur des plateformes malheureusement aujourd’hui j’aurais aimé que les magasins jouent le jeu et qu’on aurait trouvé ce qu’on souhaiterait directement dans les magasins parce qu’on aurait eu la certitude qu’il n’y aurait pas eu de contrefaçon mais malheureusement ce ne sont pas tous les magasins et les marques qui jouent le jeu donc on est obligé d’acheter essentiellement sur des plateformes ce type d’achat donc franchement moi à ce jour je suis satisfaite ma principale utilisation c’est vinted je trouve mon comment dire ça mon ma plus grande satisfaction car elle est déjà facile d’utilisation et en plus elle est utilisée par beaucoup de consommateurs donc je fais plus confiance à cette plateforme malgré qu’il y a eu quand même certaines mésaventures quand on lit les avis mais à ce jour franchement j’ai été satisfaite de tous mes achats quels sont les d’occasions de vêtements par rapport au neuf alors le franchement l’achat d’occasion comme je vous disais nous permet déjà d’acheter plus de vêtements en termes de quantité je me retrouve à acheter plus de vêtements par rapport à l’achat c’est surtout parfois on a l’impression d’acheter des vêtements seconde même mais qui sont tellement bien entretenu qu’on a l’impression d’avoir acheté du neuf et ça nous permet vraiment d’avoir une trèsbelle garde-robe et de se faire plaisir au quotidien alors pour vous la quantité avec rapport prix tout à fait je suis tout à fait d’accord avec vous c’est vraiment la quantité par rapport au prix ce qui permet à ce vêtement de durer dans le temps et en même temps…Et c’est plus économique.
Leila : Avez-vous des critères spécifiques pour évaluer la qualité des vêtements?
Timon : En fait, là, d’ailleurs, je vais vous dire, c’est vrai que quand on achète des vêtements sur les plateformes, que les revendeurs nous mettent de très belles photos, ils essaient de nous montrer l’article…comme s’il était neuf. Et en plus, ils nous donnent tous les détails.
Leila : Avec les étoiles ?
Timon : Tout à fait, exactement.
Leila : Est-ce que ça permet d’acheter plus ou moins ?
Timon : Ça me permet d’acheter plus. Je ne me cache pas. Je regarde toujours les avis des consommateurs avant de me lancer, parce que parfois on a des avis négatifs, Mais essentiellement, les critères sont l’état du tissu, la présence ou non de taches,et la solidité de la couture. Mais comme je te le disais,c’est une fois qu’on a reçu l’article qu’on peut vraiment vérifier l’état de l’objet.
Leila : une robe coûte 20 euros, alors que le prix est de 300 euros,tu l’achètes ?
Timon : Oui, pourquoi pas ? Eh bien, c’est le but. C’est le but d’acheter d’occasion.Comme je le disais au début,c’est vraiment le prix. Si je vois que la robe est en bon état, pourquoi pas ?
D’accord.
Leila : D’accord. Penses-tu qu’acheter des vêtements pour occasions spéciales influence ton style personnel ?
Timon : Je peux vous confirmer que l’achat d’occasion a bien influencé mon style. C’est le fait de surfer sur les plateformes, donc il y a un large panel de vêtements qui est exposé, donc je ne vous cache pas, parfois il y a certains vêtements qu’avant je ne portais pas. Je me suis mise à acheter, à expérimenter de nouveaux styles que j’ai adoréet que par la suite j’ai adopté.Et parfois même il y avait des pièces rares que j’ai trouvées,que j’étais très satisfaite d’avoir eu l’occasion de prendre le risque de les acheter et j’ai été agréablement surprise en les recevant.
Leila : Ok, nous allons passer au point de vue du vendeur. Avez-vous déjà vendu des vêtements d’occasion, si oui, sur quel plateforme et pourquoi ?
Timon : Comme je vous le disais, le but de l’achat, c’est de jouer le jeu et comme je vous le disais, c’était vraiment l’impact écologique. Donc quand j’achetais des pièces, personnellement, une fois que je les avais portées, vu que je m’étais habituée à renouveler ma garde-robe, donc je les remettais, surtout si je les portais une ou deux fois et que je voyais que je ne les avais pas abîmées. Donc personnellement, je les remettais sur la plateforme et je trouvais qu’il y avait toujours des preneurs, il y avait toujours des gens qui étaient tentés par leur donnée, une seconde chance. Donc franchement, c’est une manière de faire un tri et de donner une seconde vie à des vêtements que je ne porte plus. Ça permet de profiter à d’autres personnes et de toujours faire profiter à tout le monde. Tout à fait et c’est surtout aussi un gain de place parce qu’il ne faut pas se voiler la cache. Excusez-moi, je me suis trempée, je voulais vous dire qu’en termes de gain de place, le fait de revendre ces vêtements permettait aussi de vider ces armoires et de gagner de l’espace et de voir un meilleur rangement aussi. Donc c’est bénéfique dans les deux sens.
Leila : Est-ce que vous avez des noms de plateforme, s’il vous plaît?
Timon : Oui, exact, oui. Alors, la principale plateforme que j’utilise le plus, c’est vraiment Vinted. J’ai été très satisfaite. En plus, je pense que je n’ai pas eu à ce jour de mésavisage, d’aventure et c’est la plateforme la plus utilisée par tous les consommateurs.
Leila : Quels sont selon vous les critères pour vendre un vêtement, ce qui rend plus facile à vendre un secondement?
Timon : Pour qu’un vêtement se vende bien, il faut qu’il soit en bon état, bien présenté avec des photos claires. C’est très, très important que le consommateur ou l’acheteur puisse avoir une vue globale de l’article qu’il va acheter et une description détaillée. Le prix doit être attractif en fonction de la demande.
Leila : OK. Avez-vous déjà eu des difficultés à rencontrer en vendant des vêtements? Si oui, Quelles difficultés avez-vous rencontrées en vendant des vêtements d’occasion?
Timon : Les principales difficultés que j’ai rencontrées sont vraiment liées aux attentes des acheteurs, car les consommateurs n’ont pas bien assimilé que le fait d’acheter des vêtements de seconde main n’était pas des vêtements neufs. Et parfois, les consommateurs, une fois qu’ils ont acheté les vêtements, ils sont déçus, ils vous disent oui, en fait, quand il n’est pas neuf. Mais on n’a jamais dit que les vêtements de seconde main étaient des articles neufs.Et aussi, parfois, le prix, les gens essayent de négocier plus et même pratiquement, ils veulent avoir les articles à des prix trop, trop bas.Et parfois, quand les prix sont trop bas, on se dit pourquoi, Pourquoi ne pas les donner alors directement à des associations?Au moins, ça profiterait à des gens qui n’ont pas les moyens. Et l’autre problématique, c’est vraiment lié à l’envoi.Parfois, les articles n’arrivent pas chez les gens. Voilà principalement les problèmes que je rencontre avec ce mode d’achat.
Leila : Ok, pour vous c’est principalement l’impact écologique. Pensez-vous que la fête d’occasion contribue à un mode de consommation plus responsable? Et pourquoi selon vous?
Timon : Écoutez, je suis convaincue que l’achat d’occasion contribue à une consommation beaucoup plus responsable. On sait que de nos jours, l’industrie de la mode est la plus polluante et acheter d’occasion limite la production de nouveaux vêtements.Donc, cette démarche a un impact direct sur l’environnement. Et d’un point de vue écologique, c’est beaucoup plus rentable et actuellement ça permettrait vraiment de protéger l’environnement en achetant ce gant de marque.
Leila : Ok, pour vous, c’est plus la nouvelle mode, la nouvelle génération ou c’est une autre chose?
Leila : Écoutez, franchement, c’est une tendance que la nouvelle génération a bien assimilée et bien intégrée par rapport à l’ancienne génération. Je trouve que la nouvelle génération est très sensible à la cause écologique. Donc, elle a bien intégré que le fait d’acheter ce gant de marque permet de réduire la production de vêtements. Et derrière, donc, ils se disent, je participe à la protection de la planète. Ils pensent à ce qu’ils vont laisser demain comme héritage à leurs enfants.Donc, ils se disent, cette démarche doit être faite maintenant. si nous voulons que demain nous laissions une planète saine pour nos enfants.
Leila : Ok. Alors, donc. C’est plus pour la nouvelle génération. Vous voyez, vous, l’achat d’occasion comme un moyen d’économiser de l’argent ou comme un choix écologique avant tout?
Timon : Je ne vous cacherai pas, c’est vraiment les deux. Comme je vous le disais, on a été fortement impacté par l’inflation. Donc, continuer à se faire plaisir et acheter de nouveaux vêtements. Je pense que tout le monde aime bien se faire plaisir. Il faut penser à son budget. Donc, acheter ce lendemain nous permet de toujours nous faire plaisir et en même temps faire des économies. Mais derrière, quand on sait que cela a un impact direct sur la planète. Donc, on se dit franchement, ça a un impact positif dans les deux sens.
Leila : C’est plus socialement ou tendance économique ?
Timon : Je ne vous cacherai pas que c’est les deux. C’est l’argent et l’impact écologique.
Leila : Ok.Selon vous, pourrait-on encourager davantage l’affaire d’occasion?
Timon : Oui. Je ne vous cache pas qu’on peut aller beaucoup plus loin. C’est vrai qu’actuellement, il y a beaucoup de gens qui consomment seconde main. Mais je pense qu’on peut réfléchir à atteindre encore beaucoup plus de consommateurs.
Leila : Il faudrait aussi intégrer les personnes âgées.
Timon : Oui, je suis d’accord avec vous. Mais malheureusement, les personnes âgées, le problème, c’est que parfois elles ne savent pas utiliser un ordinateur ou les nouveaux moyens de technologie
Leila : Mais il y a aussi les magasins.
Timon : Je suis d’accord. Ou il y a des friperies. C’est vrai, c’est vrai.
Leila : Ils peuvent aller les voir en rue.
Timon : C’est pour cela que Je voulais aller plus loin dans ma réflexion en disant qu’on ne devrait pas trouver ça juste sur les plateformes, l’accès à l’achat de seconde main. Les magasins, les grandes marques devraient elles aussi jouer le jeu en mettant à disposition des consommateurs, surtout avoir le choix. Soit acheter un article neuf ou mettre à disposition des rayons. Ou ils mettent des vêtements de seconde main de leur propre marque.Ce qui permettrait aux consommateurs d’avoir le choix. Et comme vous dites aussi pour les personnes âgées qui n’ont pas accès à Internet en allant faire leur course, peut-être en voyant des articles de seconde main. Peut-être qu’ils se mettraient aussi à acheter des vêtements d’occasion.
Leila : Pour vous, comment vous verrez plus tard évoluer la consommation de l’achat d’occasion?
Timon : Moi, je pense que dans les années à venir, il y aura beaucoup de gens qui vont consommer seconde main. Parce que là, avec tout ce qui se passe actuellement, les gens sont vraiment conscients de l’impact écologique. Et aussi, la cherté de la vie pousse les consommateurs à revoir leur façon de dépenser.
Leila : L’entretien touche à sa fin. Toutes vos informations sont bien prises en compte. Avez-vous d’autres informations à ajouter, s’il vous plaît?
Timon :Alors, pour conclure sur ce sujet qui est très intéressant et très tendance. Je peux vous dire que l’achat de vêtements d’occasion aujourd’hui n’est pas juste une simple tendance. Mais plutôt une prise de conscience car tout le monde est conscient de l’impact écologique. Donc, se dire, se faire plaisir, en même temps protéger la planète est vraiment une priorité. Et c’est un sujet que tout le monde devrait prendre au sérieux. Et comment dire ça? Et vraiment faire attention à sa consommation . En fin de compte, alors, l’achat de vêtements de seconde main actuellement, ce n’est plus juste une simple alternative. C’est un choix qui permet d’économiser de l’argent, d’avoir une certaine originalité et surtout un engagement écologique. Et actuellement, avec toutes les plateformes et l’implication des marques, cette tendance ne cesse de grandir.
Peut-être qu’un jour, nous verrons que la mode d’occasion va surpasser la mode neuve. Quoi qu’il en soit, chacun a le choix. Soit de faire évoluer cette manière de consommer ou qu’elle s’adapte à une mode plus responsable.
Leila : Merci pour votre temps et votre réponse.
Timon : C’est moi qui vous remercie.

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