Celian : Alors donc bonjour, je te remercie de prendre le temps quand même de répondre à mes questions.
Tout d'abord, est-ce que tu es ok pour que j'enregistre la conversation ?

Isabelle : Pas de souci.

Celian : Ok, donc on va aborder le sujet du marché d'occasion dans le cadre d'une étude de marché que je dois faire pour mes cours.
Si en une phrase, rapidement, tu peux te présenter. Tu n'es pas obligé de dire ton prénom, mais c'est mieux.

Isabelle : Oui, oui, pas de souci. Écoute, mon prénom c'est Isabelle, j'ai 48 ans.
Je ne sais pas si ça a une importance. Voilà, et je suis professeure des écoles.

Celian : Ok, très bien. Donc tout d'abord, première question assez générale. Qu'est-ce que toi tu connais sur le marché d'occasion ?

Isabelle : Alors, pas énormément de choses à part quelques sites assez connus que beaucoup de gens utilisent et que j'utilise aussi.
Après, le marché de l'occasion c'est assez large.
Ça peut être les voitures par exemple, ça effectivement c'est un marché que j'utilise quasiment à chaque fois que j'achète une voiture.
Donc voilà, ce que j'en connais c'est à peu près ces domaines-là, des sites internet qu'on peut utiliser et puis tout ce qui a trait à l'automobile.

Celian : Ok, donc toi tu es plus sur le côté automobile que vêtements.

Isabelle : Alors, vêtements ça peut, je l'ai beaucoup utilisé quand mes enfants étaient plus petits.

Celian : Ok.

Isabelle : Voilà, et matériel sportif aussi.

Celian : Ok, c'est quand même un peu vaste quand même.

Isabelle : Ouais.

Celian : Donc ensuite, du coup, j'imagine tu as déjà acheté ou vendu de seconde main ?

Isabelle : Oui.

Celian : Ok. Donc toi, au niveau de la vente, c'est plus des vêtements je pense ?

Isabelle : Alors au niveau de la vente, oui, alors des vêtements effectivement, adultes et enfants.
Dernièrement, j'ai vendu de l'électroménager. J'ai vendu de l'électroménager aussi.

Celian : Ok.

Isabelle : Parce que tu vois, c'est un domaine aussi qu'on utilise, nous aussi à la maison en occasion, aussi bien en vente qu'en achat parfois.

Celian : Ouais, ok.

Isabelle : Ça, matériel sportif aussi en achat cette fois.

Celian : Ouais.

Isabelle : Alors dernièrement, dans les six derniers mois, véhicules automobiles.

Celian : Ok.

Isabelle : Voilà, c'est à peu près les domaines qui me viennent pour le moment.

Celian : Ok, c'est déjà pas mal.
Au niveau de toi, de tes retours, ils sont plutôt positifs ou négatifs ?

Isabelle : Dans ce que moi je vends ?

Celian : Dans ton expérience de seconde main.

Isabelle : Alors en général, moi à chaque fois que j'ai vendu quelque chose, en fait, je n'ai pas eu de retour, donc pas de retour négatif en tout cas.

Celian : Oui.

Isabelle : Voilà. Sur les ventes de vêtements sur un site très connu, à chaque fois, j'ai des retours positifs.

Celian : Ok.

Isabelle : Voilà. Après, en ce qui concerne les achats, sur ce qui est les vêtements surtout, j'ai assez souvent été déçue.

Celian : Ah bon, pourquoi ?

Isabelle : Parce que la qualité des produits ne correspondait pas forcément à ce qui était annoncé dans l'annonce.

Celian : Ah oui, ça c'est un problème.

Isabelle : Sur, je ne sais pas, tu vois, un exemple, j'ai acheté un sweat à capuche de sport de marque, alors seconde main, pas de problème avec ça, sauf qu'en fait, quand il est arrivé, il avait des tâches au niveau des manches.

Celian : Oui.

Isabelle : Donc ça n'a pas du tout été mentionné, voilà.

Celian : Ok.

Isabelle : Ça m'est arrivé plusieurs fois, ça, sur les achats de vêtements.

Celian : Ok, d'accord.
Donc est-ce que toi, tu es une consommatrice régulière d'occasion ?

Isabelle : Alors après, ça dépend où tu mets la régularité.

Celian : Ok.

Isabelle : Voilà.
On va dire si c'est, alors sur une année, oui, je pense que chaque année, j'ai l'occasion d'acheter des choses d'occasion.
Alors pas des voitures, évidemment, mais un petit peu par rapport à tous les domaines que j'ai cités, je pense que chaque année, oui, chaque année, je fais des achats ou des ventes.

Celian : Ok.
Mais au niveau de ton pourcentage, tu le situerais où par rapport à tes achats neufs ?

Isabelle : Si on prend les vêtements ?

Celian : Les vêtements.

Isabelle : Tout petit pourcentage, alors vêtements de tous les jours, vêtements de tous les jours, j'en achète de moins en moins parce que mes enfants sont grands et ne veulent plus de vêtements d'occasion.
Donc là, en vêtements, en achats, là, je suis à quasiment zéro.

Celian : Ok.

Isabelle : Et après, en vente, par contre, en vente, je vends, allez, on va dire, 3, 4 fois dans l'année, quoi.

Celian : Ok. Ok, d'accord, parfait.
Donc ça, on l'a un peu déjà dit, mais au niveau des domaines, dans quel domaine penses-tu que la seconde main existe ?

Isabelle : Il y a beaucoup, beaucoup de domaines, en fait, et de plus en plus.
Je disais, ouais, tout ce qui est vêtements prêt-à-porter, équipements de sport.

Celian : Après, il y a... Il y a des vêtements qui sont prêts à porter.

Isabelle : Je disais, ouais, tout ce qui est vêtements prêts à porter, équipements de sport. Il y a aussi tout ce qui est seconde main qu'on peut trouver dans les brocantes, les bric-à-brac et tous ces trucs-là. Ça en fait partie, je suppose. Là, on trouve de tout. Ça va de la vaisselle à des trucs de bricolage. Je pense qu'aujourd’hui, à notre époque, quasiment tous les domaines sont concernés par la seconde main.

Celian : Donc toi, quelles plateformes de seconde main tu connais sur les différents secteurs ?

Isabelle : Pour tout ce qui est vêtements, Vinted. Après, nous, on utilise aussi beaucoup le Boncoin. L’électroménager, par exemple, notre frigo, on l’a vendu sur le Boncoin. Tout ce qui est équipement sportif, dernièrement, vêtements sportifs, vêtements, équipements de ski. Ça, c’est des choses qu’on achète sur le Boncoin aussi. Alors, attends, des sites... Vinted, le Boncoin.

Celian : Et pour l’automobile ?

Isabelle : Honnêtement, le Boncoin aussi. Après, je sens qu’il y a d’autres sites, mais là, c’est mon cher mari qui s’occupe de ça, donc je ne sais pas.

Celian : Ok, c’est pas grave.

Isabelle : Après, les garages en eux-mêmes, les concessions automobiles. La voiture qu’on a achetée là, nous, c’était une concession automobile, mais qui avait une partie de son site sur de l’occasion. Voilà. Mais sinon, non, là, comme ça... Après, il y a Marketplace par Facebook.

Celian : Ok, oui, oui.

Isabelle : Mais ça, moi, je l’utilise de moins en moins parce qu’il y a des... Comment dire ? Chaque fois que j’ai mis des choses en vente, les premiers retours que j’ai, c’est des faux trucs, en fait.

Celian : Comment ça ?

Isabelle : C’est des... En général, c’est des gars qui habitent loin. C’est surtout des hommes. Et puis, qui te proposent des prix avec des paiements Paypal que tout de suite, tu ne sens pas très clair.

Celian : C’est louche.

Isabelle : Ouais. Et ça, c’est du coup une filière que je n’utilise plus parce qu’à chaque fois, ça m’agace de recevoir tous ces trucs-là. Parfois, on y répond parce que ça a l’air bon. Et puis, finalement, c’est des trucs un peu louches, quoi. Donc, non.

Celian : Au niveau des motivations, toi, qu’est-ce qui t’incite à acheter sur ces genres de plateformes ?

Isabelle : Très souvent, et pour être très honnête, le prix.

Celian : Oui, bah oui, ça c’est...

Isabelle : Voilà. Le prix. Et puis, parfois, aussi, d’abord parce que, aussi, je considère qu’un frigo... Je prends l’exemple d’un frigo parce que c’est ce qu’on a vendu récemment. Nous, notre frigo, il fonctionnait encore très bien. C’est juste que nous, on a changé de modèle et qu’on... Voilà. Donc, je trouve ça idiot d’aller acheter des choses neuves alors que, dans certains domaines, on peut trouver des choses d’occasion qui fonctionnent encore très bien, quoi.

Donc, voilà. Cette idée de ne pas passer toujours par le neuf, ce n’est pas une obligation. Après, sur... Là, les équipements de ski, par exemple, mon fils va grandir encore. Et, voilà, acheter des pantalons de ski, un blouson neuf, alors que dans un an, il ne pourra plus les mettre parce qu’il aura grandi...

Celian : Oui, c’est sûr, ça.

Isabelle : Je me dis... Je dis... Voilà. Et le gars qui nous l’a vendu, honnêtement, il a dû skier une saison, voire deux avec.

Celian : Oui.

Isabelle : C’est vrai, c’est quasiment neuf. Les fringues, elles sont de marque et neuves. Quasiment, quoi. Voilà. Donc, oui. En premier, j’avoue, c’est le prix. Et puis, après, l’idée qu’il y a des choses d’occasion qui peuvent carrément servir et que ça ne sert à rien de produire des choses neuves à outrance alors qu’on peut réutiliser, quoi.

Celian : Oui, oui, c’est sûr. Ensuite, est-ce que des pubs t’ont déjà donné envie d’acheter un produit en particulier et avais-tu un réel besoin de l’acheter ?

Isabelle : D’occasion, toujours.

Celian : Oui, toujours d’occasion.

Isabelle : Les pubs... Les pubs... Non, pas trop.

Isabelle : Je n’ai pas l’impression d’être influencée par des pubs, en tout cas.

Celian : OK.

Isabelle : Quand je vais chercher quelque chose, c’est parce qu’à la base, j’en ai besoin, quoi.

Celian : Ouais, dès que tu as un besoin, tu achètes, mais tu ne vas pas, entre guillemets, je ne sais pas, trouver ce besoin par rapport à la pub et après acheter, mais tu n’en as pas forcément besoin, quoi.

Isabelle : Ouais. Non, en tout cas, sur ce marché-là de seconde main, d’occasion, quand j’y vais voir, c’est parce que j’ai un besoin particulier et que je m’y intéresse, quoi.

Celian : OK, d’accord. C’est parfait. On s’en a déjà fait. Qu’est-ce qui pourrait, selon toi, te freiner dans l’achat de ces produits de seconde main ?

Isabelle : Le fait d’acheter de seconde main ?

Celian : Qu’est-ce qui pourrait te faire dire finalement, je n’ai pas trop envie d’acheter de seconde main pour telle ou telle raison ?

Isabelle : Parce que parfois... Alors, je pense à un achat qu’on a fait il n’y a pas très longtemps. On a acheté un ordinateur portable et en fait, dans le modèle qu’on voulait, c’était pour Antoine, dans le modèle qu’on voulait pour lui, on s’est rendu compte qu’en fait, sur le marché de l’occasion, à ce moment-là, en tout cas, pour quelques euros de plus, on avait un matériel neuf.

Celian : OK.

Isabelle : Et bon, là, sur de l’informatique, sur un ordi portable, on voulait vraiment quelque chose qui dure dans le temps et on n’a pas pris... Alors, ce n’est pas vraiment un risque, mais pour le tout petit écart de prix, on a choisi le neuf.

Celian : Oui, OK. Donc, en fait, c’est quand le prix est vraiment très proche entre les deux.

Isabelle : C’est vrai que parfois, on a tendance à opter pour le neuf, mais surtout pour des choses comme ça, du matériel informatique, on est plutôt parti...

Celian : J’ai pensé à... Toi, il y a un domaine que je ne t’avais pas cité tout à l’heure.

Isabelle : Oui ?

Celian : Effectivement, c’est tout ce qui est informatique, mais téléphone aussi.

Isabelle : Oui, oui.

Celian : Téléphone, on n’achète pas de neuf.

Isabelle : Oui, OK.

Celian : On ne prend que de la seconde main.

Isabelle : OK.

Celian : Genre, des sites comme Back Market ou quoi ?

Isabelle : Ouais.

Celian : OK. Et du coup, au niveau des freins, moi, je pensais aussi à tout ce qui est le fait qu’il ne soit pas de la bonne qualité, que tu aies peur aussi des arnaques. Toi, au niveau de ça, tu es comment ?

Isabelle : Alors, justement, toi, sur les vêtements, par exemple, j’ai été refroidie deux, trois fois sur les vêtements adultes, parce que je n’avais pas ce problème-là quand j’achetais pour Antoine ou Estelle quand ils étaient petits. Je leur achetais des petites fringues, des fois de marque, d’ailleurs. Mais je n’ai jamais eu de soucis pour eux.

Celian : D’accord.

Isabelle : Mais sur les vêtements adultes, maintenant, je suis un peu freinée parce que j’ai eu deux, trois expériences pas très cool. Donc, sur la qualité, en tout cas, même si c’est de la seconde main, je les achète aussi pour m’en servir. Donc, oui, la peur de la qualité.

Celian : Oui, je vois.

Isabelle : Après, sur le reste, non. Parce que les téléphones, on n’a aucun problème à les prendre en seconde main. L’ordi, là, ça a été exceptionnel, celui-ci, parce que celui que j’ai, moi, que j’utilise, c’est un seconde main et ça fait cinq ans que je l’ai, donc aucun problème avec ça.

Celian : Oui, donc ce n’est pas un frein généralisé, mais plutôt sur des catégories spécifiques.

Isabelle : Exactement. Il peut y avoir un doute sur la qualité ou, des fois, la façon dont l’annonce est rédigée aussi.

Celian : Comment ça ?

Isabelle : Alors, c’est un peu bête comme truc, mais je crois que c’est la déviance de mon métier, ça.

Isabelle : Mais tu vois, quand j'ai une annonce où ce qui est écrit, déjà, les phrases, tu ne comprends rien à ce qui est écrit, qu'il y a des fautes dans tous les points, j'avoue que c'est un peu, ouais, je suis un peu réticente, quoi.

Celian : OK, c'est l'esprit prof qui parle, là.

Isabelle : Non, je crois que c'est un peu, ouais, ouais, tu vois, c'est bête, c'est sûrement bête, c'est bien, d'ailleurs, parce que probablement que les produits sont très bien, mais, voilà.

Isabelle : Ou parfois, le contact que j'ai avec la personne, tu vois, si je l'appelle, après, si on s'appelle, pour avoir des renseignements, ouais, des fois, tu vois, au niveau de la confiance, en fonction de ce que je vais acheter, ça peut être ça qui peut me freiner, ouais.

Celian : OK, mais ça t'est déjà arrivé, par exemple, de te faire arnaquer ? Autrement que sur des vêtements de pas très bonne qualité,
 
Isabelle : non. En général, parce que, justement, je pense qu'on fait un tri, en fait, dans les annonces qu'on garde et qu'on garde pas, quoi.
 
Celian : OK. Sachant que, du coup, que les sites, les applications de seconde main, ils prennent pas la responsabilité en cas des litiges entre les acheteurs et les vendeurs, toi, c'est quoi ton avis là-dessus ?
 
Isabelle : Ben, ça me choque pas plus que ça, parce que, enfin, moi, j'ai le sentiment que, comment, le site, c'est une sorte d'intermédiaire entre les gens. Après, comment ils pourraient se porter garants de tous les achats et les ventes qui sont faits ? Moi, ça me choque pas plus que ça. Après, tu vois, ce que Le Bon Coin a mis en place, par exemple, où maintenant on peut payer via la plateforme, ben, je trouve que ça, c'est une super aide, en fait. Ouais, ça évite, ça amène le fait de pouvoir se faire rembourser par exemple, s'il y a des arnaques.

Celian : Oui, c'est ça, en fait, on valide. Il me semble qu'on valide l'achat quand on l'a reçu et qu'on peut voir si tout est conforme.
 
Isabelle : Voilà, on valide et puis, le vendeur reçoit son argent, quoi.
 
Celian : Ouais, un peu comme Vinted, ils font ça aussi.
 
Isabelle : Oui, ils font ça aussi et Leboncoin s'y est mis depuis un moment. Bon, c'est vrai que c'est une petite sécurité pour nous aussi, quoi. Et on a aussi la possibilité, quand même, parce que là, moi, j'ai acheté des chaînes pour la voiture, d'occasion. J'avais fait un peu de route pour aller les chercher, mais voilà, je les ai payées comme ça, de la main à la main, mais au moins, voilà, si ça ne m'avait pas plu sur place, en fait, j'avais toujours le choix de ne pas les prendre. Mais, ouais, Moi, ça ne me choque pas plus que ça en fait. Je ne vois pas comment ils pourraient être garants de tous les produits qui sont mis en vente sur leur plateforme, quoi.
 
Celian : Ouais, c'est sûr.
 
Isabelle : Ouais.
 
Celian : Ok, ok. Donc là, on se rapproche de la fin de mes questions. Toi, comment tu penses que le marché d'occasion
 va évoluer ?
 
Isabelle : Je ne sais pas comment il va évoluer, mais je trouve qu'il faut qu'il continue à évoluer.
 
Celian : Ok.

Isabelle : Et j'espère. Tu vois, je te parlais tout à l'heure, par exemple, de l'électroménager. Je pense qu'il faut aussi que les gens arrêtent de jeter des trucs sous prétexte qu'il y a une petite rayure dessus ou que tout d'un coup, ils ont envie de changer de couleur, quoi. J'ai mon sèche-linge, ma machine, mon frigo était des secondes mains et ça fait des années que je les ai et tu vois, le frigo, je l'ai encore revendu une deuxième fois, quoi. Donc je pense qu'il faut que ça évolue. Je ne sais pas si ça répond à ta question, mais je trouve que ça permet aussi parfois de s'acheter des choses qu'on ne pourrait pas s'acheter si elles étaient neuves par rapport au prix et du coup, ça ouvre certains produits à des gens qui n'auraient peut-être pas les moyens de se les acheter neufs, quoi.
 
Celian : OK, ouais.

Isabelle : Donc, dans cet esprit là, moi, je trouve qu'il faudrait que ça continue et que ça évolue. Alors, peut-être qu'ils vont trouver aussi un moyen de l'améliorer encore. C'est possible mais ce serait bien, en tout cas.
 
Celian : OK, donc pour toi, c'est une bonne chose que ça se développe ?

Isabelle : Ah oui, oui, oui, carrément.
 
Celian : Est-ce que toi, tu considères ce mouvement comme une trend ?
 
Isabelle : C'est-à-dire ?
 
Celian : Tu sais ce que c'est une trend ?
 
Isabelle : Non.

Celian : C'est une tendance, en fait. Donc, est-ce que tu considères que le fait d'acheter d'occasion, c'est plus une tendance qu'un mode de vie, entre guillemets ?
 
Isabelle : Je pense que pour certains, c'est un vrai mode de vie. Oui, ça, c'est sûr. Ça, je pense qu'il y en a certains qui, comme ceux qui sont passés en tout bio, en zéro déchet, je pense qu'il y a un vrai mode de vie. Après, est-ce que c'est vraiment une tendance du moment ? Non, parce que ça existe quand même depuis longtemps. Je pense que l'arrivée d'Internet ces 30 dernières années, ça a aussi permis de développer ça. Avant, tu voulais acheter de l'occasion, tu allais au Bric-à-Brac le dimanche, tu allais dans une brocante, il y a des boutiques d'occasion, et encore, il y en avait peut-être moins avant. Oui, peut-être que ça s'est aussi développé. Je pense quand même que l'arrivée d'Internet, des réseaux sociaux. Ça a aidé en tout cas ce développement-là.Et puis dans le futur, ça va encore plus se développer avec les nouvelles technologies, etc.
 
Celian : Oui, je pense.
 
Isabelle : Et puis il y a vraiment… Je pense qu'il y a un état d'esprit qui a changé chez les gens aussi.

Celian : Oui, un état d'esprit plus responsable vis-à-vis de la planète.
 
Isabelle : Oui, c'est ça. Il y a cette idée de responsable. Et puis, je pense qu'il y a une vraie raison économique aussi. Oui, aussi. Quand tu vois le prix d'un téléphone neuf, je me dis, il faut quand même gagner sa vie correctement pour maintenant s'acheter un iPhone 9, tu vois.
 
Celian : Donc, on va conclure. Toi, est-ce qu'il y a quelque chose que tu aimerais ajouter par rapport à tout ce qu'on a fait ou quelque chose sur lequel tu aimerais revenir ?
 
Isabelle : Non, pas spécialement. Ce qui me vient à l'idée, c'est que je pense que sur certains achats, il faut que les gens soient prudents. Je pense qu'il y a une idée de prudence. Il y a une prudence aussi quand même là-dedans sur certains achats, surtout notamment à distance. Quand c'est de l'occasion, de seconde main sur place, c'est cool. Il y a malheureusement des gens qui se font avoir aussi parce qu'il y a cette notion de distance. Les sites Internet, par exemple, où on ne voit pas le produit, on achète un peu sur photo.
 
Celian : Oui, c'est ça.
 
Isabelle : Et Vinted, tu t'achètes sur les photos que tu vois. Après, tu as la surprise en ouvrant le colis. Donc, il y a cette idée de prudence, en fait. Mais après, non, c'est une très bonne chose.
 
Celian : OK. Parfait. Merci beaucoup pour toutes tes réponses et le temps que tu as accordé à l'entretien.
 
Isabelle : Écoute, avec grand plaisir, Celian.
 
Celian : Merci.
 
Isabelle : Merci

La note de la semaine

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~ Peter Drucker
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